Le De idiota est composé de quatre livres rédigés durant l’été 1450, dont les deux premiers forment le De sapientia ; vient ensuite le De mente, et enfin , le De staticis experimentis. Ce sont des dialogues menés par un « idiot », non pas au sens du déficient intellectuel, mais au sens du non-expert, pour retrouver la démarche socratique.

Le De sapientia développe la doctrine de la docte ignorance opposée à la science présomptueuse des livres. C’est un éloge du désir de l’intellect qui le porte vers le Verbe de Dieu.

Le De mente présente la théorie de la connaissance du Cusain ; on y lit véritablement son épistémologie, notamment axée sur les principes néoplatoniciens des mathématiques.

Le De staticis experimentis est une application de cette théorie à la connaissance de la nature. Nicolas de Cues promeut l’activité de la mesure, notamment de la pesée par la balance, afin de quantifier les éléments constitutifs de l’univers, avec des propositions qui anticipent l’esprit expérimental de la Renaissance.

 

La Sagesse selon l'idiot, traduction française du De Idiota (Livres I et II) par Françoise Coursaget, introduction et commentaires par Roger Bruyeron, Paris, Hermann, 2009

 

La sagesse, l'esprit, les expériences de statique selon l'Idiot, traduction française du De Idiota (en entier), éd. bilingue latin/français, trad. Françoise Coursaget, introduction et commentaires par Roger Bruyeron,Hermann, 2012.

Dialogues de l’idiot, trad. Hervé Pasqua, Paris, PUF, 2011